Un braquage sur l’île de Beauté, saison 2 : on va faire fumer le TET Corse (alias le Trans Euro Trail)

Un braquage sur l’île de Beauté, saison 2 : on va faire fumer le TET Corse (alias le Trans Euro Trail)

15/05/2024 2 Par Pierre-Emmanuel BOURGOUIN

En octobre dernier, je suis allé faire un petit tour en Corse avec un pote… C’était après mon crash au Hellas Rally, j’avais encore une côte pétée, alors on y était allé mollo en passant par la route… Mais à chaque fois qu’on passait devant un chemin, ou qu’on voyait les pistes serpenter dans les montagnes, je n’avais qu’une idée en tête : revenir pour bouffer de la poussière ! Alors évidemment, avec ce pont gigantesque de l’ascension, j’ai sauté sur l’occasion pour y retourner, mais avec la 701 Enduro cette fois ! Et en mode solo bivouac sur le TET Corse ! Et j’ai grave kiffé ! Je vais t’expliquer pourquoi !

Le scénario général : un TET Corse optimisé avec Osmand

Quand j’ai préparé ce trip, évidemment, ma première réaction a été de me jeter sur le site du Trans Euro Trail pour télécharger la dernière trace à jour. De là, feu sur les sections 10 & 11 du TET Corse, et go pour inspection dans GPX.STUDIO. Mais quelle déception… Manifestement beaucoup beaucoup de bitume… Allez, à vue de nez, je dirais 70 à 80% ! 

Plan B activé ! J’avais installé un truc bien pratique sur OsMand ! Ca s’appelle Style et ça te crée des profils de navigation (Gros Trails, Petits Trails et Enduro). Je te ferai un article sur le fonctionnement plus tard, mais en gros, ça te permet de tracer des itinéraires avec plus ou moins de chemins plus ou moins compliqués. 

Du coup, je prends la Trace du TET, et je me crée un itinéraire pirate point à point pour maximiser le off-road. Et c’est parti pour un peu plus de 1000 bornes !

Le programme du casse

Arrivée prévue à Ajaccio jeudi matin à 7h, retour dimanche à 21h30 de l’Ile Rousse…

Alors oui, la trace du TET Corse va normalement dans l’autre sens, de Bastia à Ajaccio… Ceci étant, pour des raisons pratiques (et financières), j’ai choisi de la faire à l’envers 🙂 

J’ai donc 4 jours plein pour faire 1000 bornes, soit 250 bornes par jour en moyenne, avec en gros 60% de chemins…

Ca fait pas mal, mais loin d’être injouable !

Je suis tout seul, libre comme l’air, je pars avec le matos de camping, ça va le faire.

Dans l’idée, ça devrait donner 4 étapes à peu près équivalentes en distance, comme ça :

  • 1er jour : de Ajaccio à Bonnifacio 
  • 2ème jour : de Bonnifacio à Corte
  • 3ème jour : de Corte à Bastia
  • 4ème jour : de Bastia à L’Ile Rousse

Le setup du casse

Pour ce petit roadtrip, je suis donc parti avec la 701, que j’ai complètement révisée pour l’occasion !

Si tu veux voir la liste de tout ce que j’ai fait (depuis que je l’ai achetée), tu peux checker le bikelog ici

Bon, et comme j’étais lancé, je t’ai aussi fait un petit article sur tout ce que j’ai pris avec moi pour être tranquille et pouvoir gérer en autonomie ce petit roadtrip… Ca va du matos de bricolage aux fringues de rechange, avec en plus une petite check-list à télécharger si tu veux. 

Après, j’ai fait le choix de n’avoir aucune pièce de rechange, considérant que : 

  • le sélecteur est finalement assez sécurisé, testé en situation…
  • les leviers de frein et d’embrayage sont bien protégés par les robustes pare-pierre….
  • ne reste que la pédale de frein arrière mais je parie sur ma chance, et de toute façon, je n’ai pas de spare disponible sous la main…

Si j’en viens à casser une de ces pièces sur le TET Corse, je crois que j’aurais d’autres problèmes à régler que de les changer… 

Et pour l’occasion, j’ai mis des pneus Michelin Enduro Médium avec les bib mousses que j’avais déjà mis au Hellas Rally. Je connais bien l’ensemble maintenant, et même si les mousses sont un peu fatiguées, elles tiendront (j’espère !)

Le récit d’une opération réussie

Comme toute bonne opération qui se respecte, je n’ai pas du tout suivi le plan, au contraire, et j’en n’ai fait qu’à ma tête…

Après tout, j’avais le parcours général à l’esprit, et j’étais seul, donc autant n’en faire qu’à ma tête !

Et quel pied ça a été…

Même si je dois reconnaître que j’ai mangé sévère ! Mais c’était méchamment bon !

J1 : de Ajaccio à Corte, en mode énervé !

On débarque comme prévu à 7h du mat à Ajaccio. Il n’y a pas à dire, mais Corsica Linea, c’est réglé comme du papier à musique ! La nuit a été plutôt bonne, et la traversée méga calme !

Du coup j’émerge plutôt en forme, et avec une vraie grosse envie de bruler de la gomme sur les chemins.

Pour commencer, j’ai une vingtaine de bornes de route, avant d’attaquer les premiers segments de pistes retravaillées. 

Les chemins Corses, ils se méritent…

Boum !

Première douche froide !

Le chemin que je devais prendre est fermé… Et pas par un petit panneau de principe, non. Par une bonne grosse barrière !

J’active le mode “improvisation”, je jette un oeil sur Osmand, et m’engouffre sur le premier chemin venu.

Mauvaise idée, parce que 10km plus tard, je tombe sur une nouvelle barrière, qui n’apparait nulle part sur Osmand. Ca ne présage rien de bon…

Je continue bon an mal an jusqu’à Bonnifacio en faisant des vas et viens dans les chemins… Mais clairement, ce n’est pas une bonne idée…

Du coup, je me résous à reprendre la trace du TET Corse ! 

La remontada…

Après une plâtrée de pâtes avalée sur les hauteurs de la citadelle, je repars en mode énervé !

J’ai vraiment envie de bouffer de la piste, et là, je suis un peu frustré… Mais la suite s’annonce passionnante !  

Je m’engouffre dans les montagnes, et là, je déguste !

Les portions de pistes sont vachement rocheuses, très chaotiques, et ça ne m’inspire qu’une chose : j’ai bien fait de prendre la 701 ! Franchement, en gros trail, ça doit être chaud quand même ! Et… Tu as bien quelques portions roulantes, mais ça ne dure jamais très longtemps…

La seule portion que je n’explore pas finalement est celle de Ciamannacce que je contourne par la D28. Les récentes intempéries ont arraché le seul pont qui permettait de passer, et j’avais vu passer l’info, par chance, sur le groupe TET Facebook

Au final, je roule jusqu’à 19h30 pour poser mes guêtres à Corte !

Mine de rien, je me serai avalé 460 km et pas loin de 10km de dénivelé positif (et autant de dénivelé négatif évidemment…) !

Autant te dire que je suis rincé, mais aux anges ! 

J2 : de Corte aux Agriates, en mode fatigué

Bon, je crois que j’ai quand même un peu abusé hier…

Du coup, réveil la tête dans le pâté, et les bras un peu endoloris…

Je resserre 2 ou 3 vis sur la Husqui, et je repars, sans plan plus précis que de suivre la trace du TET…

A la sortie de Corte, il y a pas mal de route, mais alors de la route niveau palace ! Ca virevolte dans tous les sens en suivant un ruisseau entre deux collines, et franchement, sous un soleil de plomb, c’est juste du bonheur. Et ça n’était que le début ça… Mais je ne le savais pas encore ! 

Stairway to heaven

Parce qu’à un moment, tu sors de la route, pour passer sous la voie ferrée… Et là… Mais là… Un doux mélange entre l’excitation et l’interrogation !

Excitation d’un début de piste roulante, mais interrogation face à une montée plutôt impressionnante ! Et les Corses ne font pas dans le détail ! Quand il faut monter, ils montent tout droit ! Je pense que la pente devait être à 30% à vue de nez, mais sur plusieurs centaines de mètres ! Et là, tu arrives au sommet avec un panorama de dingue !!! La mer d’un côté, les sommets enneigés de l’autre, rien alentour, et tu en prends plein les yeux, à t’en faire sauter les rétines ! 

Je ne le savais pas encore, mais c’était qu’un amuse gueule ! Ce que me confirmeront les 2 locaux que je croiserai plus tard et avec qui on papotera un peu pour trouver de la piste secrète…

Parce que tu continues cette piste sur plusieurs kilomètres, et tu te promènes comme ça sur la ligne de crête ! Sauf qu’à un moment, ça grimpe encore plus haut, et là, la piste est nettement moins roulante, et beaucoup plus technique !

Encore une fois, je suis plutôt heureux d’être avec la 701 ! Je croise même un Américain, vivant à Chamonix, qui faisait lui aussi le TET en solo sur une CRF 300, et qui était étonné que j’ai une “aussi grosse machine” ! 

Docteur Jekyl et Mister Agriates

Mais plus tu avances, plus tu en prends plein les yeux (et plein le dos !).

Et c’est presque avec regret que tu reprends la route pour descendre vers l’Ile Rousse.

Du coup, je continue et m’enfuie vers les Agriates, et là, bis repetita ! Direction les Refuges de Ghignu. Tu commences par t’engager sur une piste un peu accidentée, qui va vite se révéler être très chaotique ! Impossible de mettre du rythme (en tout cas de façon safe), et si je prends 50km/h, c’est un grand max ! Je rattrape un groupe de 4×4 qui me laisse passer, mais franchement, je les plains… Ils doivent être à 5-10 à l’heure, ils vont en avoir pour la nuit ! 

Je rejoins la route, et continue sur quelques kilomètres avant de récupérer la piste de Salecia, qui elle, est très roulante. Attention quand même, parce que tu es en dévers sur des portions assez rapides avec des virages parfois serrés. Ensuite, tu arrives sur une portion refaite, mais gaffe !!!! Tu as des rigoles d’évacuation des eaux assez profondes et très traîtres tous les 50m ! J’ai failli me faire avoir à la première… 

Et là, il est 17h30… J’ai “juste” fait 180 bornes aujourd’hui, 4000m de dénivelé positif et négatif, soit moitié moins qu’hier, et pourtant, j’en peux plus !

Qu’à cela ne tienne, je pose la tente dans ce petit bout du monde… 

J3 : des Agriates à Porto, en mode motivé

Bon, j’ai caillé toute la nuit, mais étonnamment, je me réveille plutôt en forme, avec l’envie de récupérer un peu de mon retard de la veille… Oui je sais, j’abuse un peu, parce que je suis globalement plutôt en avance, mais ça a été ma première pensée du matin 🙂

Je remballe tout mon bardas, charge la moto, et go, pour rejoindre le bitume…

Bah mine de rien, commencer par reprendre la piste de la veille, ça me donne la patate !

Faut juste que je fasse gaffe, parce que j’ai déjà bien commencé à fumer mes pneus, et j’ai encore 2 jours à faire… Bref, gaz, ça passe partout tout le temps, et go pour un petit déj à Saint Florent !

Quitte ou double !

Le ventre plein, je me lance à l’assaut du Cap Corse, et je rentre sur la piste du Col Saint Jean !

Une piste qui n’est pas très technique, mais qui peut avoir des ornières piégeuses….

Petites pauses photos régulières, mais là encore, le meilleur est un peu plus loin !

Parce que quand tu arrives en haut du col, tu es à 1000m d’altitude grosso modo, et là, tu découvres un panorama exceptionnel avec la mer de part et d’autre, d’est en ouest, et les montagnes, de part et d’autre, du nord au sud ! 

Et là, tu continues cette piste magique qui maintenant te fait descendre vers Bastia, et franchement, je n’ai qu’une idée en tête : y retourner !

Alors je remets une pièce dans la machine, et arrivé à Bastia, je repique vers l’ouest via le col de Teghime, pour reprendre le Cap Corse en passant cette fois par la route plus au nord, et en coupant par les petits chemins entre Port de Centuri et Macciniagio. 

Là, direction Bastia à nouveau, en me demandant ce que j’allais bien pouvoir faire puisque le TET était fini !

Du coup, je me pose, j’en profite pour boire un verre sur le port, et me balader dans Osmand…

Direction Porto !

Décision est prise de rejoindre Porto, en faisant grosso modo 80% de route, et 20% de petits chemins que je trouverai en cours de route après une brève reconnaissance en utilisant, ce coup-ci, le fonds de carte IGN pour anticiper les chemins privés… 

J’avais déjà emprunté une partie de cette route en octobre quand j’étais venu, et ça me fait marrer de repenser aux différences entre la 1290 et la 701 sur ces portions bitumées 🙂 Moment nostalgie 🙂 Rom, si tu me lis… 

J’arrive à Porto vers 16h30, et j’en profite pour me prendre une chambre d’hôtel pour la peine, histoire de recharger les batteries, de prendre une bonne douche, et me poser après une journée à 340 bornes quand même, et près de 8000m de dénivelé !

Ca parait pas comme ça, mais qu’est-ce que ça grimpe le TET Corse ! De vraies montagnes russes ! 

J4 : de Porto à l’Ile Rousse, en mode “je perds la boule”

J’ai mis à profit le grand luxe d’une chambre d’hôtel hier pour travailler un peu plus l’itinéraire du jour, et je pense avoir grosso modo 50% de route et 50% de chemins ! On verra bien combien de fois je me casserai le nez… 

La Galéria…

Première étape, la route de la côte vers Galéria ! Celle-ci, on ne l’avait pas faite en octobre, et j’avais très envie de voir à quoi ça ressemblait. Ca ne fait jamais que 50 bornes, mais en bus, je pense qu’il faut compter 3 heures 🙂

A moto, mieux vaut prévoir de bonnes suspensions parce que la route est dégueulasse !

Mais c’est sympa à faire, et je m’arrête prendre un café en chemin.

Coup de bol, le mec est motard aussi, et m’indique quelques chemins à prendre… En revanche, ce sont des chemins privés ! Mais on est en Corse… Il envoie deux ou trois messages, pour me dire, 20mn plus tard, que tout était bon, et que je pouvais y aller, mais que je devais bien penser à refermer les barrières !

Calvi par l’arrière pays…

Evidemment, promesse est faite de… Ne pas dévoiler les chemins !

Mais du coup, je rejoins Calvi par les chemins de traverse, et même si je n’ai pas de panoramas comme les autres jours, je me marre bien sur de la piste très roulante ! 

J’ai en revanche 2 soucis…

Le premier, c’est que j’ai de moins en moins d’adhérence, et que le pilotage est de plus en plus “coulé”, pour ne pas dire “glissé”…

Le second, c’est que dans ces chemins privés, il y a pas mal de bétail qui traîne ici et là. Alors ok, tu prends l’habitude de croiser une vache ou des cochons sur la route, mais là, j’ai des troupeaux de chèvres, ou des poules, qui s’amusent à me couper la route 🙂

Si ça c’est pas abusé franchement ! 🙂 

Trois petits tours et puis s’en (re)va

Sauf que maintenant, se pose un 3ème problème !

Majeur celui-ci…

Il n’est pas encore midi que je suis déjà arrivé à destination, à peu de choses près… 

Qu’à cela ne tienne ! Je me pose à un café, et là, coup de bol à nouveau ! Un Corse tourne autour de ma meule ! On engage la discussion, et il me raconte qu’il n’a jamais eu le courage de passer le permis moto, mais qu’il roule en 125 TWR ! Cool…

Parce que du coup, je repars avec de nouvelles petites pistes à explorer dans le coin !

Et c’est reparti pour une boucle de 70 bornes en début d’après midi, pour serpenter entre le Lac de Codolle, Ponte Leccia, et les hauteurs avoisinantes. 

Ceci étant, c’était beaucoup de toutes petites portions de pistes… Donc pas énormément de rythme, mais suffisamment sympa pour en profiter un peu avant de reprendre le ferry… 

Et voilà une dernière journée à un peu plus de 200 bornes et 4k de D+/D- ! Et oui, ça fait pas mal encore une fois… Mais qu’est-ce que c’était bon ! 

Quelques conseils si tu veux découvrir le TET Corse

Alors si toi aussi tu veux te lancer sur le TET Corse, voilà les quelques tips qui me viennent à l’esprit.

Une meule adaptée tu prendras

Déjà, c’est pas conseillé à toutes les meules, ou plutôt, à tous les niveaux en fonction des meules. En gros, je te déconseille de commencer le TET Corse en 1250 GSA si tu commences le off-road. Il y a quand même beaucoup de portions qui nécessitent un peu de technique… Tu auras d’autres sections qui seront plus accueillantes. Tu peux même regarder la section 7 du TET qui est la première que j’ai découverte et qui est très bien pour commencer si tu es en région parisienne. 

Un bon rythme tu pourras mettre

Ensuite, tu peux clairement expédier la section 10 du TET Corse en 2 jours en forçant un peu, 3 jours en y allant plus cool ! Comme il y a quand même pas mal de bitume, tu peux faire des bonnes journées à 250 bornes sans être HS. La section 11 qui va de Bonifacio à Ajaccio est sympa, mais bien moins impressionnante que la section 10, et elle se fait en une petite demie journée sans soucis. 

Aux bestioles tu feras attention

Sur place, fais très très attention en revanche au bétail qui traîne, aussi bien sur les pistes que sur les routes ! En général, c’est toujours en sortie de virage, quand tu ne vois rien… Je me suis fait une ou deux frayeurs, et j’ai eu du bol… 

Avec les Corses tu parleras

Globalement, il est déconseillé de partir seul… Oui oui.. Fais ce que je dis, pas ce que je fais… Ceci étant, en y allant prudemment, le TET Corse n’est pas dangereux ! Et je me rends compte que j’ai eu beaucoup plus d’échanges avec des Insulaires cette fois que quand je suis allé sur l’Île de Beauté avec mon pote en octobre. Normal tu me diras… Mais du coup, n’hésite pas à aller au contact ! Franchement, je ne m’attendais pas à avoir autant de bons échanges et de bons tuyaux comme ça.

Sans te poser de question tu iras

Bref, en gros, si t’as 3/4 jours devant toi, que tu veux en prendre plein les yeux, et être dépaysé un max, ne te pose même pas la question, et fonce ! 

Faut prévoir quel budget ?

Ce coup-ci, j’y suis allé à l’économie “relative”. 

J’en ai eu pour 250€ de ferry, mais avec une cabine. Tu gagnes un peu moins de 100 balles à voyager sans cabine à titre d’info, mais j’avais envie d’un bon lit avant de commencer, pour être en forme, et après avoir roulé, histoire de me reposer.

Sur place, j’ai consommé environ 80l d’essence, soit environ 150€.

J’ai eu une nuit d’hôtel à 70€ et deux nuits sous la tente.

Pour la bouffe, j’en avais en gros pour 10 balles de sandwich le midi, et 20 balles le soir avec une binouse pour faire honneur aux châtaignes locales 🙂 Soit 120€ pour arrondir.

Au total, ce roadtrip m’aura donc couté un peu moins de 600€, mais tu peux le sortir à moins de 500€ pour 4 jours… (pas de cabine dans le ferry, et pas de nuit d’hôtel)

Pour 500 balles, tu te paies une tranche de bonheur inoubliable pendant 4 jours sur le TET Corse ! 

Les preuves du crime en images 

Mention spéciale aux Linesmen du TET

Le Trans Euro Trail ou le TET, c’est des milliers de kilomètres de pistes à travers l’Europe, des traces que tu peux télécharger gratuitement sur le site, un état d’esprit, et une formidable opportunité de rouler en off-road dans les meilleures conditions possibles.

Et pour faire tout ça, il y a des linesmen et lineswomen qui bossent dans l’ombre ! Ils ne font pas ça pour la gloire, encore moins pour l’argent, ils le font par passion. 

Alors je voulais juste leur adresser un immense MERCI et un aussi immense BRAVO !!! Merci de nous permettre de vivre nos aventures aussi facilement ! Bravo pour le boulot que vous faites pour nous permettre de vivre nos aventures avec autant de plaisir ! En particulier, merci Fabien MARQUE et Benoît FARRE, ainsi que tous vos potes qui vous accompagnent pendant les reconnaissances… 

Votre travail est énorme, espérons que chaque utilisateur du TET en ait pleinement conscience !

Et merci également à toute la communauté du TET qui notamment à travers le groupe Facebook dédié permet de se tenir à jour des traces !


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