[Hellas Rally 2022] : J3, serrage de vis… et de durites…

[Hellas Rally 2022] : J3, serrage de vis… et de durites…

25/05/2022 0 Par Pierre-Emmanuel BOURGOUIN

Bon, pour l’instant, ce début de rally est un peu laborieux. Il faut bien regarder la vérité en face ! 2 étapes passées, pas une seule de terminée. Serrage de vis pour cette 3ème journée…

Déjà presque 15h au compteur soit 10 de plus que les meilleurs. Une bonne gaufre hier et j’ai perdu mon budy Partner in crime qui s’est cassé le poignet. Et Thrùd commence déjà à accuser le coup, comme moi. 

La 3ème journée de course est annulée, et finalement, cette journée off est presque la bienvenue ! Non pas que j’ai pas envie de rouler… Mais c’est aussi le temps de se poser, et de regarder tout ça avec un peu de recul… Alors autant te prévenir tout de suite, rien d’extraordinaire à raconter, mais ça fait aussi partie de l’aventure ! 

Mais avant toute chose, le classique résumé des jours précédents ! Donc on est arrivé au Hellas Rally samedi. Le temps de prendre possession des lieux et de faire les vérifications techniques et administratives. Lundi, on a commencé par une petite spéciale, qui déjà m’a ramenée à la réalité. Un Rally, c’est dur ! Enfin plus que la section 7 du TET. Du coup, on a pris les choses en main sérieusement le 2ème  jour, mais tout ne s’est pas passé comme prévu

Alors maintenant, on va découvrir ce que réservait cette 3ème journée 🙂

Pourquoi une journée serrage de vis ?

Et bien, si tu n’as pas lu mes résumés de la première et de la seconde journée, on a eu 2 véhicules qui ont cramé en 2 jours ! Vu la chaleur, vu la sécheresse, vu les risques d’incendie, la région aurait demandé à l’organisation du rally de revérifier tous les véhicules ! En gros, c’est le serrage de vis pour dire que quelque chose a été fait.

L’exercice me semble moins simple qu’il n’y parait. Globalement, toutes les machines ont des modifications… Plus ou moins grosses… Plus ou moins osées… Mais entre ceux qui ont des réservoirs additionnels, ceux qui ont allégé l’ensemble, ceux qui ont des kits rallye, etc. il y a finalement assez peu de meules “d’usine”. Du coup, je m’interroge vraiment sur l’utilité des vérifications qui vont être faites, parce qu’encore une fois, c’est du “minimum syndical”. Si tu veux voir ce que ça donne en vidéo, c’est ici.

Au programme, la même chose que pour le J0. On check le Klaxon, les clignotants, les feux de stop, et… les durites ! Celles qui sont visibles en tout cas. Typiquement, sur Thrúd, le commissaire va juste demander à serrer un peu plus les colliers au niveau du robinet qui me permet d’activer le réservoir additionnel. Pas de quoi casser 3 pattes à un canard… Ils ne vérifient même pas la jonction entre la durite et le réservoir additionnel. Bref, sur le papier, les vérifications auront été faites…

Le souk…

En revanche le truc marrant, c’est de voir l’espèce de marché noir qui se met en place au bivouac. En fait, tu as deux clans. L’offre, et la demande. Jusque là, classique… L’offre, c’est ceux qui ont trop cassé leur meule (ou eux même d’ailleurs) pour continuer. La demande, c’est ceux qui ont cassé mais qui cherchent une ou des pièces pour continuer.

Typiquement, pour moi, c’est simple ! Je demande 2 pneus pour changer mes bouses de Motoz Enduro ! En bonus, il me faut 2 bib mousses pour remplacer mes autres bouses. Pour l’offre, c’est mon Pote Thiago qui est derrière le comptoir 🙂 Il troquera également son klaxon à un autre gars, qu’il aura un peu de mal à récupérer d’ailleurs.

Sur le stand d’à côté, tu peux trouver des sélecteurs. Encore un peu plus loin, tu peux avoir un embrayage de 690. Bref, tu vois, c’est un peu le souk. Le seul truc, c’est qu’il faut jouer avec les statistiques et ne pas avoir une machine trop rare (genre AJP PR7). 

Avant le grand jour…

L’idée de tout ça, tu l’as compris, c’est d’avoir une meule qui roule. Et c’est de faire en sorte aussi que le bonhomme soit capable de rouler. Parce que demain, c’est la grande journée ! Enfin c’est même le début de 2 grandes journées : les fameuses journées “Marathon”. 650 bornes de spéciales en deux jours, mieux vaut éviter les soucis mécaniques ! 

Du coup on est tous pareil sur le bivouac : on bichonne nos meules, et on aide les copains à bichonner leurs bécanes ! On papote pas mal aussi en sifflant une bière ou deux… On refait le monde, on refait les étapes précédentes et on se dit que finalement, sans toutes nos erreurs, c’était presque facile 🙂 

Bref, une journée off qui, si elle ne me semble pas avoir été nécessairement justifiée, aura quand même fait du bien ! De là à dire qu’il y aura eu serrage de vis, faut pas abuser en revanche…

Tips & Tricks

Du coup, ce qu’il y a à retenir, c’est qu’en Rally, il n’est pas forcément utile de partir avec plein de pièces de rechange !

Tu prends le minimum pour pouvoir repartir si tu te croutes en route. En gros, une paire de leviers, un sélecteurs et la pédale de frein arrière. Tout le reste, t’arriveras à le négocier sur place au fur et à mesure.

J’avais pris un kit chaine en spare, totalement inutile. J’aurais voulu prendre également un embrayage de rabe, ça n’aurait servi à rien non plus. 

Ce qui veut dire qu’en prime, je te prépare un petit article sur la façon dont on peut préparer au mieux son matos pour un rally. Qu’est-ce qu’il faut mettre dans la malle, qu’est-ce qu’on prend sur soi, et comment on organise tout ça au mieux. 

Allez, demain est un grand jour ! Et en prime, je pars tôt… Alors, dodo

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