[Roadtrip au Cap Nord] Tromsø Bodø via… les Lofoten !

[Roadtrip au Cap Nord] Tromsø Bodø via… les Lofoten !

26/07/2018 0 Par Pierre-Emmanuel BOURGOUIN

Résumé des épisodes précédents

Après avoir traversé l’Allemagne à la vitesse de l’éclair, et remonté la côte de la Baltique en moins de temps qu’il en faut pour le dire, j’ai enfin atteint mon premier objectif : prendre un selfie de naze devant le globe du Cap Nord. Mais j’en suis fier ! 🙂 Faudra voir à l’usage si j’en suis toujours aussi fier dans 40 ans quand je reverrai ma tête à cette époque…. Bref. Maintenant, l’objectif, c’est de filer continuer mon roadtrip vers les îles Lofoten en faisant malgré tout quelques stops sur la route. Et pour la route justement, c’est assez simple ! C’est toujours la…. E6 ! Et oui tu connais par coeur déjà tu vois ! A croire que tu étais derrière moi sur la moto 😉 

Le pèlerinage de l’E6 avec quelques fioritures…

Je crois que je pensais à chaque virage “tiens, un jour, je reviendrai et je prendrai mon temps…”. Il n’y a aucune frustration là dedans tellement je me suis régalé, mais je ne sais pas comment l’expliquer… Plutôt l’impression que j’en ai encore 10 fois plus à voir. 

Tu vois, il y a un truc que je n’ai pas fait par exemple : poser la moto, et grimper sur les hauteurs des Fjords. Voilà ! Ça par exemple, je reviendrai pour le faire… En revanche, photographier les rennes qui se baladent sur le bord de la route comme les lapins en Beauce chez nous, ça, je n’ai pas manqué l’occasion 🙂

Mais peu importe, sur mon plan de route, je voulais faire un détour par Tromsø ; cette ville m’intriguait… La plus grosse ville au delà du cercle polaire, posée sur une île, dans un fjord, entourée de montagnes… Envie de voir ça de plus près ! J’avais deux options… Une de 110km qui me prenait 3 heures, notamment du fait des ferrys qu’il fallait que j’emprunte, et une de 200 km, qui me prenait 3 heures. Les limitations de vitesse en Norvège, ce n’est pas qu’une légende urbaine, c’est une réalité, et je t’en parle dans un prochain billet qui, je pense, sera adroitement intitulé “Le mini guide : négocier son amende comme un pro”. Tout un programme non ? 🙂 Bon, je choisis l’option 2 qui me permet de profiter de la route et de ses paysages. 

Le “Paris du Nord”

Autant éviter toute déception pour la suite, je ne garde de Tromsø que des souvenirs… Je ne sais pas comment je me suis débrouillé, j’ai écrasé tous les rush que j’ai pu prendre dans le coin… Mais qu’à cela ne tienne ! Je suis ravi de m’y être arrêté même si la portion de route qui quitte l’E6 pour aller vers la ville 70km plus au nord est un enfer ! Ce sentiment a certainement été accentué par la pluie qui s’est mise à tomber alors que jusqu’à présent j’avais eu un grand beau temps… 

En revanche, pourquoi dit-on de Tromsø que c’est le Paris du Nord ? Sur le coup, je n’ai pas compris. Ce n’était certainement pas pour son architecture… Ni ses boulevards… Ni ses cabarets… Ni ses monuments… Non en fait c’est la conséquence d’une vieille habitude qui fait plus référence au mode de vie qu’avaient les habitants au 18ème et 19ème en fait… Déçu ? Bah faut pas. Mais franchement, si tu dois venir à Tromsø, viens pour y faire des treks en été, ça doit être superbe, ou pour regarder les aurores boréales en hiver, ça doit être génial. N’y passe pas pour y jeter un coup d’oeil comme ça, surtout si c’est pour peaumer les quelques photos que tu as prise de la Cathédrale de Bois et du pont qui te permet d’arriver sur l’île principale (et qui était en travaux quand j’y suis passé…)

J’en repars, ni content, ni mécontent… Mais j’en repars vite ! Pour le coup, j’ai déjà hâte d’être à mon prochain check-point : 

Les îles Lofoten au bout de la route… E10 !

Parce que mine de rien, la prochaine étape notable, ce sont les Îles Lofoten ! Et là, il n’y a pas à tergiverser ! Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, ça doit être splendide… Ça tombe bien, j’aurai à peu près tous les temps possibles sur place. En fait la règle est assez simple ! Dès que tu changes de vallée, tu changes de météo. Et tu changes souvent de vallée… Dès que tu passes dans un tunnel qui lui même passe sous la montagne ou un bras de mer…

Quand tu arrives à Bjerkvik, tu quittes l’E6 pour t’engager sur l’E10 qui est la route qui serpente dans les îles Lofoten. Et pour le coup, c’est peut être la meilleure “grande” route de Norvège. De la même façon que le climat change à chaque fois que tu passes sous une montagne, la route change à chaque virage, pour t’offrir des panoramas extraordinaires de ces îles découpées à la serpe. Alors parfois, c’est un peu bouché (enfin… rien à voir avec le périphérique parisien quand même, rassure-toi), mais globalement, c’est magique ! 

Et pour te montrer ça, rien de mieux, pour une fois, qu’un petit montage vidéo de 3 minutes des rush que j’ai ramené (sans les effacer cette fois-ci)

Avant de dormir… et de repartir…

Pour finir ce petit roadtrip local sur les îles Lofoten, j’ai pu profiter encore une fois d’un des atouts majeurs de la Norvège : sa relation à la nature et la possibilité pour chacun d’en profiter à sa guise. Le fameux “friluftsliv” (à dire avec l’accent…). Il y a bien deux ou trois principes simples à respecter, mais globalement, qui relèvent du bon sens. Par exemple, tu évites de planter ta tente sous les fenêtres d’une maison… Et puis tu ne fais pas de feu si tu n’as pas d’eau à proximité… Tu vois, des trucs simples en fait…

Mais si tu ne le respectes pas, tu te fais rattraper par la patrouille fissa, et vraiment, ils ne plaisantent pas avec ça, même si les policiers auxquels j’ai eu à faire (2 fois), ont toujours été très cordiaux et compréhensifs. 

En l’espèce, je n’avais pas fait gaffe, mais je m’étais mis sur un bout de terrain privé, la maison étant un peu plus haut, et je ne l’avais pas vue. Je ne saurai jamais si le proprio a appelé la police, ou si une patrouille passait simplement par là, mais je n’avais pas fini de planter les sardines de la tente qu’il fallait déjà que je démonte tout !

En même temps, je n’ai pas perdu au change la première nuit comme tu peux le voir, parce que voici finalement la vue que j’avais depuis mon lit 🙂 

Le parcours