[Roadtrip en Ecosse] Acte 3, le déluge

[Roadtrip en Ecosse] Acte 3, le déluge

25/05/2019 2 Par Pierre-Emmanuel BOURGOUIN

Pour ce troisième acte qui doit clôturer mon tour de l’écosse, c’est très simple : je n’ai pas pris une seule photo, pas plus que des vidéos d’ailleurs, pour une raison très simple : il a plu des trombes d’eau de façon quasi ininterrompue ! Et bizarrement, en te disant ça, j’ai presque le sentiment de minimiser la galère que j’ai vécue ! 

Les copains du groupe “Poignée dans le coin” verront sans problème de quoi je parle si je dis que ce qu’on a vécu un jour en allant dans le Morvan ou en revenant d’Auvergne était presque soft par rapport aux tonnes d’eau que j’ai prises pendant un peu plus de 2 jours… 

Jour 6 : en route pour…

L’itinéraire que j’avais prévu était assez simple initialement. En quittant Mallaig, je faisais une pause à Glenfinnan pour admirer le fameux viaduc (tu sais, celui qu’emprunte le train qui embarque Harry Potter à Poudlard…).

J’arrive là-bas tant bien que mal, cherche le parking, cherche le viaduc… J’étais à 20m à peine, et le brouillard était tellement dense que je ne le voyais même pas. Pas la peine de persévérer, autant reprendre la route, peut être que ça ira mieux plus loin… Pourtant, voici ce que j’aurais dû voir ?

Deuxième étape, Fort William, au pied de Ben Nevis, la plus haute montagne d’écosse qui culmine à près de 1.400m d’altitude. Et bien je ne distinguais même pas la base !!! 

Bon, allez, trempé pour trempé, je pousse jusqu’à Oban… Rien à faire, on n’y voit pas plus loin que le bout de son rétro ! 

Je suis trempé jusqu’aux os, la combinaison de pluie sert plus à m’isoler du vent que de la pluie tellement elle rentre de partout, et je commence même à avoir une petite rigole des plus désagréable qui dégouline à l’intérieur de mon casque ! Et il n’est pas encore midi !… La journée va être longue 🙁

Je reviens sur mes pas, bifurque au sud à Glencoe, et me dirige vers Loch Lomond en espérant que la météo sera plus clémente… Je discerne des paysages, que j’imagine splendides, un relief encore différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à présent, mais malheureusement, la météo est telle que je ne vois strictement rien. J’ai déjà du mal à me concentrer sur la route, alors inutile de prendre trop de risque en essayant de regarder ce que je ne verrai de toute façon manifestement pas.

Qu’est-ce que c’est rageant ! Qu’est ce que c’est frustrant ! Mais en même temps, je savais que ça faisait partie des risques de ce voyage, et essaye de faire contre mauvaise fortune en repensant à tout ce que j’ai déjà pu voir pendant les 5 jours d’avant, pendant mes actes 1 et actes 2… 

Je me rassure en me disant que d’autres ont connu pire peut être ?

De guerre lasse je ne cherche même plus à repenser à l’itinéraire que je m’étais fixé et change totalement mes plans pour rejoindre Glasgow, chercher une chambre dans un hôtel lambda, prendre une douche chaude, faire sécher mes affaires, et me reposer…

J’y arriverai en fin d’après midi, dans des conditions de fatigue et de lassitude dont je ne me souviens pas les avoir déjà ressenties avant. 

Je débarrasse la moto, pose tout ça dans ma chambre en essayant de tout faire sécher, redescend me chercher un sandwich et une bouteille d’eau, lance un film, et…. m’endors comme une masse ! 

Jour 7 : Retour à la maison

Après une nuit qui fut ni bonne ni mauvaise, mais certes reposante, je regarde la météo en prenant mon petit déjeuner typiquement anglais. La météo de l’iPhone d’abord, qui prévoit de la pluie toute la journée… Je switch pour vérifier la météo de “la chaine météo” ; c’est mieux, il y a certes des trombes d’eau annoncées, mais surtout il y a des moments où sont indiquées de faibles pluies 🙂 Un dernier regard sur la météo à la TV, qui elle annonce de larges éclaircies dans le sud de l’Angleterre… 

Bon, il va falloir se mettre en selle… On verra bien en route comment ça se passe. 

Qu’est ce que je déteste ces autoroutes anglaises ! Alors ok, la météo tient le coup, et les paysages que je traverse semblent magnifiques, dès lors qu’un rayon de soleil les illumine, mais entre les camions, et la pluie, je sens que ça va être une gageure encore. 

Et je ne me trompe qu’à moitié puisque je vais avoir de la flotte jusqu’au Shuttle, si je mets de côté les 2mn 34s pendant lesquelles la pluie s’est arrêtée… 

J’ai hâte d’arriver, je suis motivé plus que jamais pour rentrer, et vite en plus ! 

Et en même temps, il est évident que ces deux derniers jours n’ont fait que renforcer mon envie de revenir, pour voir tout ce que je n’ai pas pu voir…. See you later Scotland ! D’ailleurs, si toi aussi tu es motivé pour aller y faire un tour, n’hésite pas à me le dire 😉 


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